
Concert 2009 sur "Dégénération"
Dans « Dégénération », le premier single de son dernier opus « Point de Suture », notre Mylène nationale avait donné le ton :
« Je sais pas moi mais faut que ça bouge !»
Sortie du coma en beauté pour une tournée toujours dans la démesure, Mylène nous fait revivre un concert ultra dynamique qui n’est pas sans rappeler celui de 1996.
En effet, pour avoir fait tous ses concerts depuis 1996, Mylène a décidé de rebooster son spectacle pour lui donner un coup de jeune.
Beaucoup plus pepsi que ceux de 1999 et 2006, la star mise cette fois sur une playlist de choc ultra dynamique et remixée au goût du jour. L’Ame Stram Gram et son intro annoncent clairement la couleur. C’est d’ailleurs mon coup de cœur version 2009.

Tenue début concert 2009 et "Ame Stram Gram"
Les chorégraphies sont très présentes et aident cette dynamique qui ne retombe pas jusqu’à la fin du show.
Seul bémol : toujours le quart d’heure émotion avec « Rêver » et les autres qui font un peu retomber l’ambiance… même si la chanson phare « Nous souviendrons-nous» était vraiment touchante avec une sincérité de la chanteuse face à ses doutes et à sa peur évidente de sombrer dans l’oubli. Mais les fans étaient bien sûr là pour lui faire comprendre que ce ne serait pas le cas !
Le décor nous rappelle les origines d’écorchée vive de Mylène avec 2 immenses squelettes. Pour l’anecdote, Mylène raconte qu’elle est tombée en admiration devant la véritable sculpture du XVème siècle dénommée « Le Transit » qui se trouve dans la cathédrale de Bar-Le-Duc en Lorraine. Pour elle, cette oeuvre représenterait parfaitement l’état « d’entre deux » entre la vie et la mort, le passage vers l’au-delà.
Sinon en fond de scène, des cases de prostitution avec des mannequins en plastique (uniquement féminins) nus dans diverses positions.
Un escalier central avec écran géant au centre et 2 autres sur les côtés avec des visuels splendides, un jeu de lumières et du graphisme, le tout dans une version « dernier cri » qui mélange technologie et art à merveille.
En plus de la scène principale, lors des concerts en stades, une avancée en forme d’étoile avait été installée. Elle n’était pas sans rappeler celle en forme de croix pour le concert de 2006.
Autre élément important : le fauteuil scarabée sur « Dégénération » entièrement noir et assorti avec sa robe trench noire et ses cuissardes. Sexy à souhait, la scène n’était pas sans faire un clin d’œil au fauteuil du concert 96 sur « Libertine » même si l’ambiance était totalement différente.
Bien sûr l’entrée et le final était beaucoup moins spectaculaire que ceux de 2006 qui étaient à mon goût incontestablement les meilleurs de la star. Mais ceci étant, l’ensemble était beaucoup plus régulier avec une cadence et un rythme assuré tout le long du concert.
Côté tenues, nous avons été gâtés une fois de plus ! Après Thierry Mugler (1989), Paco Rabane (1996), Dominique Borg (1999) et Franck Sorbier (2006), c’est Jean-Paul Gaultier en personne qui s’est chargé d’habiller la Belle de Scène. L’ensemble des tenues étaient bien évidemment magnifique même si ma préférence allait vers la tenue d’écorchée vive en entrée et la tenue déstructurée sur « Libertine » avec des tableaux et des chorégraphies sublimement menés. Les autres tenues m’ont surpris par leur simplicité : la robe rouge à sequins avec cape fluide et mitaines, la robe croix (version bleue ou blanche) déjà vue sur la Madonne et le trench noir ceinturé pour la fin du show.

Tableau tenue déstructurée sur "Libertine", "Sans Contrefaçon"... concert 2009
En ce qui concerne l’ambiance, pour avoir fait le concert en salles (Marseille, Toulouse, Lyon) et en stade (Paris), j’ai vraiment préféré l’ambiance des salles beaucoup plus intime avec une chanteuse beaucoup plus proche de ses fans. Pour moi, une atmosphère tout particulièrement magique à Toulouse où Mylène s’est montrée tout particulièrement émouvante sur « Nous souviendrons-nous ». Un pur instant de bonheur avec une Mylène fragile, sensible à l’extrême comme je l’aime.
A noter également : une playlist modifiée de 2 ou 3 chansons entre les salles et les stades et par contre toujours pas de « Sextonik» en vue à mon grand regret et un final différent entre les salles sur « Si j’avais.. » qui pour moi plombe un peu l’ambiance et qui me semble qu’un remake affadi du final 2006 et un final génial et dynamique sur « Désenchantée » pour les stades, sa chanson phare, qui nous laisse dans une euphorie totale pour les heures qui suivent la fin du concert.
Quoi qu’il en soit ce concert ne peut être décrit que par un seul mot : MAGIQUE.
Une Mylène souriante, heureuse mais toujours sensible. Une star au top de sa forme pour un concert ultra dynamique, pour moi le meilleur avec celui de 1996.
Merci Mylène pour cette capacité que tu as à toujours me et nous surprendre et à toujours faire mieux. A peine croyable mais pourtant vrai ! Un concert qui m’a séduit de bout en bout ! Congratulations Miss Farmer !



