Archive pour juin 2010

Le Vanity Show!

Vanité de Philippe Pasqua au Musée Maillol, ma préférée!

Qui aurait pu croire qu’un jour la tête de mort devienne glamour, glamour à mort?

Pourtant forcé de constater que c’est bel et bien vrai à les voir sur le devant de la scène, surexposées comme bijoux, objets d’art ou recouvrant nos fringues! La tête de mort à de beaux jours devant elle n’en déplaise! Elle n’a plus rien de morbide et brille souvent de mille strass! Mais d’où vient toute cette vanité?

La vanité classique de Caravage

A l’origine, une vanité désigne une nature morte particulière dont l’allégorie (le crâne symbole de mort) suggère l’aspect insignifiant et vain de la vie, face à la certitude inéluctable de la mort qui nous guette.

Le terme remonte à un passage de l’ancien testament de la bible qui pourrait être traduit de l’hébreu par « vanité des vanités, tout est vanité ». Le terme signifie littéralement « souffle léger, vapeur éphémère » suggérant que la vie n’est qu’un passage.

Le symbole le plus fréquent pour représente la vanité est la fameuse tête de mort, présente dans toutes les compositions picturales sur ce thème depuis de la Renaissance.

Les vanités dénoncent la vanité de l’homme, sa fierté excessive face à la fuite du temps, à la mort. Les vanités sont là comme pour le rappeler à l’ordre, à lui remettre en tête qu’il n’est qu’un simple mortel et que la mort aura raison de nous tous, que nous sommes tous égaux face à elle…

Crâne diamants de Damien Hirst, vanité moderne.

Bref, le thème a déchaîne les passions, captivé et inspiré les artistes et les peintres de tout temps et jusqu’à nos jours. Preuve en est que les expositions sur cette thématique pullulent (Musée Maillol, fondation YSL Bergé…) et se succédent à Paris et certainement également dans des expos moins médiatisées en province.

Bijou Thomas Sabo, mon créateur fétiche

La vanité est à l’ordre du jour, la tête de mort est surexposée mais à perdu de son sens premier. Exit son aspect morbide nous filant la frousse, elle est à présent décorée, strassée, glamourisée… En un mot: sublimée! Sérigraphiée, dépossédée de son sens originel, elle est devenue pur objet de déco, phénomène et objet de mode inspirant de nombreux créateurs.

Tout sauf morbide la tête de mort sticker, non?

La vanité est devenu absolument mortelle, pardonnez-moi l’expression!

Mode, déco, joaillerie, elle est partout et sous toutes ses coutures.

Vous ne craquez toujours pas?

Alors la mort vous a-t-elle séduit? Avouez que oui… Finalement, vous voyez la vanité ce n’est pas si laid que çà!

(Lifestyle) Coup de Coeur pour les Sony VIAO

Il y a les pros de l’informatique qui décortiquent les capacités d’un ordinateur: sa puissance, sa mémoire… avec toute une histoire de Go, de mémoire vive… et j’en passe! Choses auxquelles je n’ai jamais rien saisi et pour être complétement honnête auxquelles je ne comprendrais certainement jamais car ça me fait plus chier qu’autre chose! Donc quand je choisis mon nouvel ordi je fais toujours appel à mon super pote pro de l’info pour la fameuse question technique: « Tu crois que ca me suffit pour ce que j’en fais et qu’il va pas ramer??? »

Suite à cela, je peux faire mon choix, car moi, modeux, ce qui m’intéresse avant tout, c’est le design! Qu’il soit joli, pratique, léger… Bref qu’il m’attire, qu’il soit beau et qu’il me donne envie de bosser dessus! Et là faut dire que le rayon ordi n’était pas le plus glamour qui soit pendant très longtemps…

Du gris, du noir… visuellement bien chiant et pas « fun » du tout! Mais depuis quelques années, on note des progrès faramineux en matière de design et de déco pour nos petits joujoux au point d’en devenir de véritables articles de mode! Qui l’eut cru?

Initiée par Apple avec ses Macs, premier a avoir réellement fait un effort sur le design, les autres grandes marques ont commencé à s’y mettre et pour moi, dernièrement l’une des plus innovantes question esthétique est à mon goût, certes très subjectif,  et qui mérite la palme est Sony.

Avec sa ligne VIAO, la marque a dépoussiéré le design des vieux PC pour en faire un outil de travail sexy, très sexy que l’on finit même par admirer comme dans la dernière ligne de couleurs flashy travaillées en dégradés, un chef d’oeuvre visuel. Admirez ci-dessus!

On en oublierait presque que c’est la saleté avec laquelle on doit travailler! Bien joué!

Pour moi, un super rapport design/qualité/prix! Vive Sony!

[Critique Cinéma] Le Fil

Synopsis (extrait de www.evene.fr)

De retour en Tunisie, après la mort de son père, Malik, la trentaine, doit à nouveau vivre chez sa mère. Il voudrait lui dire qu’il aime les hommes, mais il n’y arrive pas et s’enfonce dans ses mensonges. Lorsqu’il rencontre Bilal, tout devient possible : le jeune architecte, son amant et sa mère s’affranchissent des interdits pour embrasser pleinement la vie. Dans la chaleur de l’été tunisien, chacun va toucher du doigt le bonheur auquel il a longtemps aspiré.

Mon avis:

Un film gay mais pas cliché pour autant et c’est là sa force! Le film nous parle du combat d’un jeune architecte maghrébin pour faire accepter son homosexualité à son entourage et surtout à sa mère. Son combat n’est pas uniquement celui-ci, il sera également de faire accepter dans son milieu aisé sa relation avec un homme issu de la classe populaire.

L’atout principal du film est de traiter de plusieurs sujets autour de l’homosexualité comme les relations gays mais aussi lesbiennes dans un pays (la Tunisie) où ce ne sont pas acceptées mais aussi de l’homoparentalité, de l’émancipation de la femme en général et du conflits des classes sociales dans des pays où la notion de castes est toujours très présente.

Tous ces sujets sensibles sont abordés sous le même angle: celui de la tolérance. Le film prône l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre et la compréhension face aux différences, l’égalité des sexes et j’en passe!

Tous ces combats sont menés par le fils mais aussi ensuite par sa mère qui vont avoir au final qu’un seul et unique but: l’épanouissement personnel et le bonheur à vivre le plus simplement du monde, libéré des contraintes et des obligations culturelles et sociales.

L’image véhiculée par cette toile est résolument positive. Le jeune homme n’a jamais honte de ce qu’il est et va mener son combat la tête haute en n’endossant jamais l’image (trop communément véhiculé) de la victime. Son histoire d’amour avec Bilal, le jardinier, va l’aider à mener son combat et à se révéler auprès de sa mère.

« Le fil », titre du film, est une allégorie désignant un fil symbolique et imaginaire qui s’enroule autour de lui et qui l’emprisonne. Ce fil représente en réalité toutes les traditions, la famille, la morale… qui l’empêche de vivre librement sa vie et dont il doit à tout prix se libérer en disant toute la vérité sur lui à sa mère, pour enfin couper ce cordon qui l’étouffe.

Des acteurs très mignons, une Claudia Cardinale resplendissante et toujours aussi talentueuse dans son rôle de mère conservatrice mais ouverte qui évolue sur la question de l’homosexualité au point d’en venir une progressiste résolument moderne à la fin.

Un film qui prône le bonheur, l’épanouissement personnel dans un vent d’optimisme plus que bienvenue dans un air du temps bien trop morose! Un film qui détonne pour faire avancer les mentalités en général et qui n’a qu’une devise pour tout un chacun: la quête du bonheur et de la paix intérieure. Une belle leçon de vie!

A voir pour admirer la prestance toujours inaltérée de Claudia Cardinale et pour le message résolument positif et avant gardiste que le film véhicule!