SI SEULEMENT…
Heures noires
Où règne le désespoir
L’existence n’a plus de substance
Instants de doute
Passes de solitude
Sans plus aucune certitude
Là je me dis :
« Que vais-je faire de ma vie ? »
L’envie de sombrer
Bien trop forte
Mais l’instinct de vie
Vient encore…
Comment faire dans ces moments las
Pour aimer encore sa vie…
Comment trouver un sens
A son existence
Si seulement je pouvais trouver une issue
Et ne plus me sentir perdu
Si seulement je trouvais l’être
Qui me ferait oublier ces « peut-être »
Si seulement je trouvais l’âme
Qui sortirait mon corps des flammes
Si seulement j’avais trouvé celui
Qui me redonnerait goût à la vie
Et me ferait oublier ces sombres ennuis.
MESSAGE PERSONNEL
Impossible pour toi de dire ces mots
Simples mais pourtant indicibles
Le temps passe
Tel une menace
A notre partage
Nos pages blanches
Fruit du silence
Sont perdues à jamais
Est-ce si dur de me dire « je t’aime »
Je le sais
C’est pas évident
D’exposer ses sentiments
Mais sache que j’attends depuis longtemps
Alors fais-le
Tant qu’il en est temps…
Penses-tu que l’amour est un signe de faiblesse ?
Pourtant tes absences me blessent
N’est-il pas l’heure de reprendre la suite de l’histoire
Cette fois écrite à l’encre noire
Nous avons beaucoup à partager
Suffirait-il de parler…
Tant que la chance nous sourit
Et nous garde tous deux réunis
Car la frontière franchie
Les portes seront closes
Les regrets ne pourront rien y faire
Le mal sera fait
Et alors impossible de se récupérer
Alors dis moi ces mots
Que j’attends
Depuis si longtemps
Partage avec moi
Mes spleens et mes joies
Ne juge pas mes faiblesses
Essaie de me comprendre
La vie n’est pas toujours tendre
Pour mener le combat à bien
Il suffit parfois de tendre la main…
HYMNE A LA VIE
Quelle solitude
De ne vivre empli que d’incertitudes
De n’être que sûr
De notre finitude
Mon Dieu que la vie
Peut paraître absurde
Se savoir de passage
Comme un nuage
Faut-il comprendre
Le sens de notre existence
Ou se libérer de ce paradoxe
Oublier les sacerdoces
Simplement profiter d’être
A l’instant « T »
Oublier l’angoisse
Le poids du temps
Qui passe
Inexorablement
Et nous mène
Irrémédiablement
Vers le néant
Profiter alors du présent
Aimer le vie
A cent pour cent
PAS CELUI QUE TU CROIS
Tu me crois
Fait d’apparences
Sur de toi
Tu me vois
Superficiel
Oubliant l’essentiel
Tu me regardes
Et tu penses
Qu’en moi
Tout n’est que surface
Surfait
D’artifices
Que mon âme est lisse
Mes attentes
Illusoires
Et mon intérêt
Dérisoire
Que je me préoccupe
Que de l’allure
D’un soir
Mais méfie-toi
Je ne suis pas
Celui que tu crois
…
Si seulement
Tu avais l’intelligence
De voir au-delà de mes apparences
Tu verrais bien
Que je suis juste
Quelqu’un de bien
Et que ce que je te donne à voir
N’est pas ce que je suis
Mais si tu t’y fies
Alors tant pis
Mon arme m’aura bien servi
A ne pas me donner
A un mâle
Appris aux préjugés
Alors méfie-toi
Je ne suis pas
Celui que tu imagines
Futile
Limite inutile
Je te renvoie
La preuve par trois
Avec mon double jeu
Que l’idiot dans l’histoire
C’est toi !!!
ATTIRANCE
Tu me fais peur
Tu m’attires
Vers l’irréversible
Tu me libères de mes maux
Dans l’idée
Mais qu’en est-il
Dans les faits ?
Effet spleen
Comme un flash
Envie d’une issue fatale
Je te touche du doigt
Je ressens en moi un effroi
Je flirte avec toi
Pour me délivrer du reste
Goûter à l’ivresse insensée
M’éloigner des sens de la douleur
Et n’être plus qu’un cœur
Esprit
Envole toi
De ce corps prisonnier
Élève toi
Au dessus du matériel
Va rejoindre
L’essentiel
Esprit
Libère toi de la pesanteur
Et ère l’âme légère
Va vers cet inconnu
Laisse le sol
Flotter sous tes pas
Et le monde te filer entre les doigts
Empli ton moi de l’au-delà
Comble ce vide d’ici bas
Je me sens au bord du gouffre
Faut-il encore que je souffre ?
Faut-il que je succombe
Quand l’envie me prend
De goûter au néant ?
La vie vaut-elle vraiment la peine ?
Peu d’amour
Trop de haine
Un sourire
Pour mille larmes…
Je crois qu’il y a maldonne
J’en ai marre
De n’être qu’un homme !
APPEL DIVIN
Toutes ces guerres en ton nom
Et tant de haine entre nous
Trop de sang qui coule
Là où tu voulais semer l’amour
Quand tes mots sont détournés
Mal interprétés
Du droit chemin déviés
Pour une lutte immorale
Au mon Dieu
Qu’as-tu fait de nous ?
Mon Dieu
Vois-tu où en arrivons nous ?
De ta croix
Me crois-tu ?
Vois-tu
La misère
La haine
Le mépris
Ou pire encore
L’indifférence dont l’homme
S’est épris
Ce manque de tolérance
Personne n’avance
A travers l’ignorance
Mon Dieu
Fais un pas vers nous
Sauve nous de nous
Fais renaître l’amour
Qui entre nous
A tourné court
L’homme a soif de conquête
Dans ce monde
Où l’argent est d’or
Et le cœur est de pierre
Croix de bois
Croix de fer
Si je mens
Je vais en enfer
Mon Dieu
Extirpe moi d’ici bas
De cette astre
Où je me sens étranger
Où pour l’autre
On ne se découvre plus d’un fil
Je suis hors contexte
Dans cet univers
Alors s’il te plait
Fais moi entrevoir la lumière
Fais nous revenir aux valeurs essentielles
Que l’humain redevienne naturel
Crois moi dur comme fer
Donne moi l’envie
De rester encore sur Terre.
OSMOSE
Dans la vie
Y’a des histoires
Des belles, des noires
Puis la notre
Rien à voir avec les autres
Entre nous
L’effet flash
D’une image
D’un double
Effet miroir
D’un autre moi
Effet clash des apparances
Qui trompe sur la personne
Mais pour nous
Clairvoyance des sens
Sensé savoir voir
Au delà du miroir…
L’ange noir
Et le prince bleu
Se sont apprivoisés
Peu à peu
Pour se retrouver à moitié
Et se rassembler
One plus one
Just me and you
Toi et moi on ose tout
Car c’est l’osmose entre nous
Cos I can see me through your eyes
De sangs différents
C’est insensé
C’est le coeur
Qui nous a lié
Without you
I can feel the missing piece
L’absence de toi
Comme un supplice
Toi et moi à l’unisson
Nos voix en un seul son
Toi et moi sans censure
Sois en sûr!
JE DOUTE
Dans mon esprit
C’est le doute
Je ne sais plus
Où est ma route
Les chemins du destins
s’entremêlent
Les fils se croisent
avec zèle
Dans mon âme
C’est le tourment
Le tumulte des sentiments
Qui évoluent
M’échappent
Incessamment
Dans mon coeur
Trop d’histoires
Le temps
L’a plongé dans le noir
Comme un isoloir…
Je doute
Je ne sais plus
Qui je suis
D’où je viens
Où je vais
Parmi ces chemins déviés
Je doute de moi
Je doute de tout
Je doute
J’angoisse
Puis je m’en fous
Dans ma tête
Trop de questions
Tournent en rond
Des peut-êtres
Des « je ne sais pas »
Ce que je vais faire
de moi…
Je doute
Immobile
L’esprit en exil
A genoux
Je prie
C’est le tout
Pour le tout
Prier puis tout nier
Prier
Pour que la lumière s’éclaire
Retrouver les idées claires
Prier
Pour trouver le chemin
La force vers demain
Implorer en haut
Pour m’aider
Me sauver
Des eaux
Du doute qui s’installe
Quand l’essence me perd
Et la vie me fait trop mal.
RETOMBER EN ENFANCE
Les jours trop durs
Ont rompu l’armure
Le mur des maux
Résonne comme un écho
Le temps a eu raison
Des sentiments
Trop de guerre
Ont brisé l’idylle
De naguère
Guère de rêves
Subsistent
Quand la vie
Est si triste
Le spleen quotidien
Etouffe les lendemains
Dans l’avenir
Plus d’espoir
Désespoir
C’est assomoir
Boire, boire, boire
Du noir
Amnésie illusoire…
Alors je voudrais tant
Retomber en enfance
Avec un dose
D’insouciance
Quand mes jours n’était pas
Dépourvus de sens
Sans interdits
Tout m’était permis
Permission
De ne pas être
A la perfection
Obsession d’avoir peur
De faire des erreurs
Envie de respirer
Quand mon air était léger
Léger, acidulé
Où tout m’était conté
Avec des mots sucrés
Exister sans souci
Sans sombres ennuis
Aimer et courir
Le pas céleste
Loin du sol
Avec le coeur
Qui s’envole
Dans de belles aventures
Où la vie n’est plus dure.
TOI OU TOI
Toi ou toi
Je ne sais pas
Je ne sais plus
J’ai le coeur
Complètement perdu
Toi de coeur
ou toi de raison
Telle est la question
Du calme plat
Au rouge passion
Moi entre deux
Comme un trait d’union
Entre l’accroche et le coeur
Je cherche l’erreur
Me retrouve au croisement
« Méandre des sentiments »
Confusion éperdument
Suis-je Zweig de toi?
Autoroute ou chemin abrupte?
Aimer la quiétude ou l’aventure?
Corneille, délivre moi de ce choix
dont je ne veux pas!
LE POST-IT ROSE
Ce morceau de papier
Que j’ai glissé
Dans nos destins séparés
Sans savoir où il allait
Nous mener
A la racine de l’histoire
Ce post-it rose
A fait jaillir
Mille et une roses
Puis le temps a froissé le papier
Et dilué les couleurs
Pour semer doutes et douleurs
Le post-it rose s’est décomposé
Le temps l’a abîmé
Comme une rose
Les épines ont piqué
Et laissé des zestes d’ecchymoses
Ce post-it rose
Je l’ai aimé
Puis détesté
Je l’ai regretté
Vacillant de l’amertume
Au regret
Ce post-it rose
J’en suis la cause
Tu en étais le sujet
Qui m’a marqué de son nom
Jusqu’à la fin
A présent c’est comme ça
Je n’y peux plus rien.
LA ROSE NOIRE
Damoclès,
Sur nos têtes,
Maître du temps,
Se fout des sentiments.
Dieu obscur au sang froid,
Il fait fi de nos émois.
Pauvres de nous,
De passage,
Nuage éphémère
De la sphère éternelle,
A la quête d’un sens
A notre existence
A l’affût d’une bonne raison
Pour ne pas regretté
D’avoir été.
Moi c’était toi
Ma rose noire
Qui m’a fait entrevoir
La lumière dans le noir
Gravée dans mon histoire
Tu as déposé du rose
Sur mes jours moroses
Partage particulier
Nous seuls savions communier
Toi ma rose noire
Sans un mot
Tu devinais mes maux
Et tes sourires résonnaient en moi
Comme un écho
On s’est donné sans compter
Ce qui n’a pas de prix
Une bonne raison
D’aimer un peu la vie
Ad vitam etermam
Tu es dans mon coeur
Et même si des Dieux mauvais
Veillent sur nos jours
Là ou non
Je t’aimerai toujours
Mon amour