Archive pour la catégorie ‘Culture&Co’

(Cinéma) « Le premier qui l’a dit », une comédie gay al dente!

Extrait de allocine.com

Date de sortie cinéma : 21 juillet 2010

Réalisé par Ferzan Ozpetek
Avec Riccardo Scamarcio, Nicole Grimaudo, Alessandro Preziosi, plus

Titre original : Mine Vaganti
Long-métrage italien . Genre : Drame , Comédie
Durée : 01h50min Année de production : 2010
Distributeur : Pyramide Distribution

Synopsis : Grande réunion chez les Cantone, illustre famille de Lecce dans les Pouilles, propriétaire d’une célèbre fabrique de pâtes.
Tommaso, le benjamin, veut profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité.
Mais alors qu’il s’apprête à prendre la parole, Antonio, son frère aîné, promis à la tête de l’usine, le précède pour faire… la même révélation.
Scandale général, malaise du père qui chasse le fils indigne.
Tous les espoirs se portent alors sur Tommaso pour reprendre l’affaire familiale et perpétuer le nom des Cantone.
Tommaso a d’autres plans, mais comment peut-il à présent dire la vérité à sa famille ? C’est alors que ses amis romains débarquent pour une visite surprise dans les Pouilles.

Mon avis:

Une comédie version gay vraiment réussie. Un amour décapant, des répliques à mourir de rire, des situations rocambolesques sur un fond de coming out inattendu puis d’un autre par conséquent plus difficile à révéler après le premier. Un scénario inédit auquel il fallait penser et un humour pertinent, permanent pour une comédie à l’italienne à dévorer comme un plat de pâtes al dente, sans modération! Je le conseille à tous pour vous détendre et rire un bon coup!

[Critique Cinéma] Le Fil

Synopsis (extrait de www.evene.fr)

De retour en Tunisie, après la mort de son père, Malik, la trentaine, doit à nouveau vivre chez sa mère. Il voudrait lui dire qu’il aime les hommes, mais il n’y arrive pas et s’enfonce dans ses mensonges. Lorsqu’il rencontre Bilal, tout devient possible : le jeune architecte, son amant et sa mère s’affranchissent des interdits pour embrasser pleinement la vie. Dans la chaleur de l’été tunisien, chacun va toucher du doigt le bonheur auquel il a longtemps aspiré.

Mon avis:

Un film gay mais pas cliché pour autant et c’est là sa force! Le film nous parle du combat d’un jeune architecte maghrébin pour faire accepter son homosexualité à son entourage et surtout à sa mère. Son combat n’est pas uniquement celui-ci, il sera également de faire accepter dans son milieu aisé sa relation avec un homme issu de la classe populaire.

L’atout principal du film est de traiter de plusieurs sujets autour de l’homosexualité comme les relations gays mais aussi lesbiennes dans un pays (la Tunisie) où ce ne sont pas acceptées mais aussi de l’homoparentalité, de l’émancipation de la femme en général et du conflits des classes sociales dans des pays où la notion de castes est toujours très présente.

Tous ces sujets sensibles sont abordés sous le même angle: celui de la tolérance. Le film prône l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre et la compréhension face aux différences, l’égalité des sexes et j’en passe!

Tous ces combats sont menés par le fils mais aussi ensuite par sa mère qui vont avoir au final qu’un seul et unique but: l’épanouissement personnel et le bonheur à vivre le plus simplement du monde, libéré des contraintes et des obligations culturelles et sociales.

L’image véhiculée par cette toile est résolument positive. Le jeune homme n’a jamais honte de ce qu’il est et va mener son combat la tête haute en n’endossant jamais l’image (trop communément véhiculé) de la victime. Son histoire d’amour avec Bilal, le jardinier, va l’aider à mener son combat et à se révéler auprès de sa mère.

« Le fil », titre du film, est une allégorie désignant un fil symbolique et imaginaire qui s’enroule autour de lui et qui l’emprisonne. Ce fil représente en réalité toutes les traditions, la famille, la morale… qui l’empêche de vivre librement sa vie et dont il doit à tout prix se libérer en disant toute la vérité sur lui à sa mère, pour enfin couper ce cordon qui l’étouffe.

Des acteurs très mignons, une Claudia Cardinale resplendissante et toujours aussi talentueuse dans son rôle de mère conservatrice mais ouverte qui évolue sur la question de l’homosexualité au point d’en venir une progressiste résolument moderne à la fin.

Un film qui prône le bonheur, l’épanouissement personnel dans un vent d’optimisme plus que bienvenue dans un air du temps bien trop morose! Un film qui détonne pour faire avancer les mentalités en général et qui n’a qu’une devise pour tout un chacun: la quête du bonheur et de la paix intérieure. Une belle leçon de vie!

A voir pour admirer la prestance toujours inaltérée de Claudia Cardinale et pour le message résolument positif et avant gardiste que le film véhicule!


(Culture Ciné) Alice aux Pays des Merveilles Tim Burton

Onirique. Si un mot devait décrire son monde, ce serait bien celui-ci! Il faut dire que depuis ses débuts, l’imaginaire de Tim Burton paraît sans limite!

Le cinéaste nous plonge à chaque fois dans ses délires dans un au-delà où le rêve devient réalité et où l’on peut retourner en enfance le temps d’une toile!

Petite rétro en quelques dates sur sa carrière:

1982: Vincent/ Hansel et Grete/ Frankenweenie

1984: Aladdin et la lampe magique

1985: PeeWee Big Adventure/ Alfred Hitcock Present’s: The Jar

=> Jusque là Tim Burton est pas très connu.

1988: BeetleJuice

1989: Batman

=> C’est avec ces 2 derniers films que le cinéaste commence à connaître une certaine notoriété et à trouver son public, celui qui adhère à son monde

1990: Edward aux mains d’argent

=> C’est le film révélation qui propulse Tim Burton dans la cour des grands du 7ème Art et qui fait qu’on commence à reconnaître son talent que l’on apprécie ou non ses films.

1992: Batman, le défi

1993: L’Etrange Noël de Monsieur Jack (Film entièrement d’animation)

1994: Ed Wood

1996: Mars Attacks/ James et la pêche géante (moins connu…)

1999: Sleepy Hollow

2001: La Planète des Singes

2003: Big Fish

2005: Charlie et la chocolaterie/ Les Noces Funèbres (sorte de suite de « Monsieur Jack »  mais dans un autre univers, toujours uniquement de l’animation)

2008: Sweeny Todd

2010: Alice aux Pays des Merveilles (attendu par tous ses fans avec impatience)

Depuis « Edward aux mains d’argent », l’artiste a acquis un large public qui attend toujours « Le dernier Tim Burton » avec beaucoup d’impatience, avec l’espoir d’être à chaque fois émerveillé et surpris par sa nouvelle création. Le cinéaste nous une fois de plus surpris en adaptant le roman de Lewis Caroll au grand écran plus d’un siècle après sa parution. Roman archi connu de tous et inégalable pour son imaginaire débordant, le choix de Tim Burton était audacieux et judicieux.

Le plus apporté dans son adaptation est le mélange des 2 nouvelles de L. Caroll: « Alice in Wonderland » bien évidemment  mais aussi « Through the Look Glass ». Le film transcende le roman en y donnant une nouvelle dimension, absolument novatrice.

Et question imaginaire, une fois de plus, on n’est pas déçus! Visionnable en 3D, le film nous fait vivre dans un monde féérique et même si le cliclé des bons contre les méchants existe bel et bien, on se laisse prendre dans cette aventure que Tim Burton a su rendre merveilleuse à son tour.

Entretiens avec Tim Burton & Préface de Johnny Depp retraçant sa carrarière: un "must read"!

Entretiens avec Tim Burton & préface de Johnny Depp. Ouvrage retraçant sa carrière: un "must read"!