[Séquence expos] YSL au Petit Palais Paris

L’élégance est de mise pour parler du couturier qui a habillé la femme toujours avec une grâce unique, une élégance ultime et ce, pendant des décennies. Il a fait de son corps un véritable culte pour les plus belles parures avec des coupes irréprochables, comme taillées au scalpel, pour la sublimer, lui donner une allure parfaite, tout en restant bien conscient que son plus bel habit était « les bras de l’homme qu’elle aime qui l’entourent » dixit YSL.

Pour sa fragance M7, il pose nu et fait scandale!

Cette exposition, digne du maître, il faut l’avouer, est une rétrospective sur son parcours exceptionnel. Au delà d’une collection quasi exhaustive retraçant sa carrière, son oeuvre, on découvre également des reportages, des vidéos, des exquises, des croquis du styliste. C’est ce portrait intime, qui à mon goût, fait toute la différence. On découvre son parcours dans l’émotion, la sensibilité qui le caractérisait et qui permet la compréhension de son évolution vers ce style unique qu’il a paufiné à l’extrême, en perfectionniste né, au fil de ses créations. On entend St Laurent parler de lui dans une interview exclusive où il confesse sa peur ultime de la solitude et son goût prononcé pour le noir, que l’on retrouve au début de ses collections et qui ne changera qu’après avoir connu l’Orient avec sa passion grandissante pour le Maroc. Suite à cela, il intégrera peu à peu les couleurs dans ses défilés.

On a aussi droit à une interview de Pierre Bergé, son compagnon de toujours, qui parle de sa façon de travailler mais aussi sa façon d’être. Quelques mots reviennent souvent: perfectionniste, aimé et humain. Un témoignage émouvant faisant ressortir sa simplicité, sa profonde humilité et la dévotion à son métier, sa passion.

L’interview de St Laurent se termine sur ces mots: « l’essentiel c’est de durer ». Autant dire qu’il a réussi son pari! Il avait compris et se plaisait à dire « la mode passe, le style reste ». La quête de  St Laurent fut avant tout celle de la recherche d’un style qui lui était propre, sa griffe, pure et minimale, simple et parfaite, cette élégance inégalable et jusqu’à présent…inégalée.

Cette exposition retrace l’ensemble de son parcours. On remarque une évolution entre un début de l’artiste d’une extrême classe et sobriété suivi d’un renouveau, un penchant pour la couleur, venue d’ailleurs qu’il met au goût de Paris ainsi que sa période Arty avec sa célébrissime robe Mondrian (ci-desus) et toutes les autres que l’on connait moins, à tort.

Le meilleur pour la fin: le bal dérobé...

Le meilleur pour la fin: le bal "dérobé"

Notons également une présentation de l’expo dans un raffinement ultime spécialement « la salle de bal » où les tenues se succèdent sur un escalier, telle une cascade d’œuvres d’art qui fait que l’on se sait plus où donner des yeux.

Une exposition à la hauteur du maître, tout simplement grandiose. A ne rater sous aucun prétexte!

(Culture Ciné) Alice aux Pays des Merveilles Tim Burton

Onirique. Si un mot devait décrire son monde, ce serait bien celui-ci! Il faut dire que depuis ses débuts, l’imaginaire de Tim Burton paraît sans limite!

Le cinéaste nous plonge à chaque fois dans ses délires dans un au-delà où le rêve devient réalité et où l’on peut retourner en enfance le temps d’une toile!

Petite rétro en quelques dates sur sa carrière:

1982: Vincent/ Hansel et Grete/ Frankenweenie

1984: Aladdin et la lampe magique

1985: PeeWee Big Adventure/ Alfred Hitcock Present’s: The Jar

=> Jusque là Tim Burton est pas très connu.

1988: BeetleJuice

1989: Batman

=> C’est avec ces 2 derniers films que le cinéaste commence à connaître une certaine notoriété et à trouver son public, celui qui adhère à son monde

1990: Edward aux mains d’argent

=> C’est le film révélation qui propulse Tim Burton dans la cour des grands du 7ème Art et qui fait qu’on commence à reconnaître son talent que l’on apprécie ou non ses films.

1992: Batman, le défi

1993: L’Etrange Noël de Monsieur Jack (Film entièrement d’animation)

1994: Ed Wood

1996: Mars Attacks/ James et la pêche géante (moins connu…)

1999: Sleepy Hollow

2001: La Planète des Singes

2003: Big Fish

2005: Charlie et la chocolaterie/ Les Noces Funèbres (sorte de suite de « Monsieur Jack »  mais dans un autre univers, toujours uniquement de l’animation)

2008: Sweeny Todd

2010: Alice aux Pays des Merveilles (attendu par tous ses fans avec impatience)

Depuis « Edward aux mains d’argent », l’artiste a acquis un large public qui attend toujours « Le dernier Tim Burton » avec beaucoup d’impatience, avec l’espoir d’être à chaque fois émerveillé et surpris par sa nouvelle création. Le cinéaste nous une fois de plus surpris en adaptant le roman de Lewis Caroll au grand écran plus d’un siècle après sa parution. Roman archi connu de tous et inégalable pour son imaginaire débordant, le choix de Tim Burton était audacieux et judicieux.

Le plus apporté dans son adaptation est le mélange des 2 nouvelles de L. Caroll: « Alice in Wonderland » bien évidemment  mais aussi « Through the Look Glass ». Le film transcende le roman en y donnant une nouvelle dimension, absolument novatrice.

Et question imaginaire, une fois de plus, on n’est pas déçus! Visionnable en 3D, le film nous fait vivre dans un monde féérique et même si le cliclé des bons contre les méchants existe bel et bien, on se laisse prendre dans cette aventure que Tim Burton a su rendre merveilleuse à son tour.

Entretiens avec Tim Burton & Préface de Johnny Depp retraçant sa carrarière: un "must read"!

Entretiens avec Tim Burton & préface de Johnny Depp. Ouvrage retraçant sa carrière: un "must read"!

[Tendances] Ah la barbe!

Je ne sais pas si vous vous êtes fait dernièrement la réflexion mais la barbe revient en force chez l’homme cette année… Cependant, la « femme à barbe » n’a toujours pas la côte! Trêve de plaisanteries, à scruter les mecs en terrasse des bars branchés, on est bien obligés de constater que les « rasés de près » se font rares!

Barbes de 3 jours taillées à la perfection ou barbouse de plus d’une semaine en friche totale à la junky… Qu’importe mais le poil s’impose…

Très bears dans les années 80, la barbe est maintenant sur les mecs « in » pas du tout adeptes de cuir et de coins sombres…

La barbe, c’est la facilité de ne plus avoir à se raser tous les matins et ça peut même être sexy quand  elle est uniforme et raisonnablement longue… On évite le barbe berbère d’une dizaine de centimètres et on opte pour la barbe taillée de 3 jours à l’occidentale retravaillée ou naturelle…

Mais la barbe c’est comme le chapeau, ça ne va pas à tout le monde, alors même si c’est la mode, si on voit que « ça le fait pas » on s’abstient c’est mieux je vous assure les gars!