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[Culture Gay] Cinéma « I love you Philipp Morris »

Date de sortie cinéma : 10 février 2010

Réalisé par Glenn Ficarra, John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann, plus

Long-métrage américain. Genre : Comédie
Durée : 1h36 min Année de production : 2009
Distributeur : EuropaCorp Distribution

Synopsis : L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme.

Mon Avis:

Une toile qui m’a laissé perplexe… avec un Jim Carey toujours égal à lui-même et un personnage à l’humour toujours un peu « too much » mais qui nous fait quand même bien délirer comme d’habitude.

Par contre, côté gay, on est dans un « total kitch » qui fait que l’on ne prend pas forcément cette histoire d’amour au sérieux…

Le but du film ? Nous faire rire. Mission accomplie. Nous émouvoir. Oui, mais sans trop… Le scénario d’une love story qui commence dans une prison était vraiment pas mal mais le comique l’emporte un peu trop souvent sur l’émotion. Vraiment dommage !

A conseiller comme une toile à la légère mais ne surtout pas s’attendre à de l’émotion pure à la « Philadelphia ». A vous de voir… ou pas !

Cinéma: « Micmacs à Tire Larigot » Jeunet

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http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132791.html

Date de sortie cinéma : 28 octobre 2009

Réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Avec Dany Boon, André Dussollier, Nicolas Marié, plus

Long-métrage français. Genre : Comédie
Durée : 1h44 min Année de production : 2008

Synopsis :

Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau… Bazil n’a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l’a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l’hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l’inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu’inattendus, vivant dans une véritable caverne d’Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d’armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d’hurluberlus, il décide de se venger. Seuls contre tous, petits malins contre grands industriels cyniques, nos chiffonniers rejouent, avec une imagination et une fantaisie dignes de Bibi Fricotin et de Buster Keaton, le combat de David et Goliath…

Mon avis :

L’affiche du film ne m’avait pas vraiment accroché et le titre du film non plus… Jusqu’à ce que je vois la bande annonce et que je capte que c’était un Jeunet. Partant de ce principe, un Jeunet c’est comme un Almodovar ou un Tim Burton, j’y vais quoi qu’il en soit (par principe) et quasiment les yeux fermés !
De plus, admiratif de Jeunet depuis son célébrissime «Amélie Poulain » qui est incontestablement un de mes films préférés pour ne pas dire mon film préféré, je me devais d’aller voir « Micmacs » même au risque d’être déçu.
Ceci étant, la B.A de promo m’avait déjà plu et m’avait vraiment donné envie d’aller le voir.
Sans rentrer dans la description du film, je dirais tout simplement que Jeunet est une fois de plus arrivé à me transporter dans son monde, dans un univers imaginaire ultra poétique où la « magie réelle » est encore présente.
Jeunet a SON monde, reconnaissable entre mille. Un monde où le quotidien est sublimé, un univers « qui a du cœur » et où les beaux sentiments sont mis sur le devant de la scène à leur juste valeur.
Dans « Amélie Poulain », c’est l’amour, le romantisme mais aussi l’entraide entre amis et voisins avec un entourage bienveillant qui pousse deux êtres à entrer dans la relation amoureuse dont ils rêvent.
Dans « Micmac », l’amour est un peu plus en arrière plan. Dans son dernier long métrage, Jeunet nous parle d’entraide avec un Dany Boon qui s’intègre dans une bande de reclus de la société qui se sont inventé un microcosme original et plus que particulier où chacun donne de sa personne et de son talent pour faire vivre la communauté.
Par ailleurs, Dany Boon mène le combat contre Dussollier, très convaincant dans son rôle de méchant maître du « Monde du Mal », à la tête d’une entreprise d’armement qui fournit illégalement les pays en guerre. Le père de Dany Boon est mort pendant une de ces guerres à cause à cause d’une mine anti personnelle posée grâce à Dussollier.
La mission de Dany : « venger » la mort de son père en faisant tomber ce trafic. Il va y arriver mais pas seul… Toute la bande de Tire Larigot va s’allier à ses côtés pour l’aider à cette mission.

Un film qui m’a séduit d’un bout à l’autre et où on ne s’ennuie pas une seconde. Un monde imaginaire créé de toutes pièces par Jeunet absolument hallucinant, fascinant et quasi féérique en son genre.
Un Jeunet qui une fois de plus prône des valeurs fondamentales essentielles comme l’entraide et qui condamne implicitement la violence, le trafic d’armes (qui existe bel et bien dans la vie réelle) qui représente un marché financier illicite mais juteux. Une fois de plus, un film qui prône l’amour et préfère les valeurs morales aux valeurs financières. Un film délicieux qui vous transporte dans un monde parallèle pendant quelques heures. Un 5 étoiles du cinéma ! Vraiment !

Tu n’aimeras point

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Date de sortie : 02 Septembre 2009
Réalisé par Haim Tabakman
Avec Zohar Strauss, Ran Danker, Ravit Rozen
Film français, allemand, israélien.
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Distribué par Haut et Court

« Tu n’aimeras point ». Ce titre ressemble à un commandement comme «Tu aimeras ton prochain… » et après avoir vu le film l’on se dit que le titre a été judicieusement choisi!

En effet, ce film dépeint la condamnation de l’homosexualité par la religion dans une communauté juive orthodoxe dans laquelle la religion régente le quotidien et dicte une conduite de vie stricte pour être perçu quelqu’un de respectable.

Le « plus » du film n’est évidemment pas de parler d’homosexualité, ce qui est devenu d’une banalité extrême autant à la télé (avec les diverses TV réalités parfois douteuses…) qu’au cinéma avec des films oscillant du comique au tragique (Comme les Autres, l’Homme de sa Vie, Bruno et j’en passe…) mais d’opter pour un angle particulier, résolument différent qui n’a pas un goût de déjà vu!

Synopsis:
Aaron est boucher, père de famille sans histoire avec femme et enfants et fait partie de la communauté juive orthodoxe de Jérusalem, très extrémiste et conservatrice. Un jour, il passe une annonce pour trouver un employé pour sa boucherie. Ezri rentre dans sa boucherie et dit qu’il est à la recherche d’un travail pour pour pouvoir étudier. Aaron, après hésitation, va l’embaucher et le loger dans la boucherie.
Suite à l’irruption de cet étranger dans ce cercle fermé, une relation de désir va s’installer entre les deux personnages. Désir absolument condamné par cette religion qui juge l’homosexualité comme un péché grave.

Toute la beauté du film est de traduire cette tension et confrontation permanente entre le désir et la morale religieuse.
Aaron repousse une première fois Ezri, même s’il est tenté de succomber au désir, et lui dit qu’il faut arriver à lutter contre le désir pour pouvoir être quelqu’un de bien, de moral et respectable.
Puis la balance finit par pencher de l’autre côté et Aaron cède au désir et à la tentation. C’est une passion dévorante à laquelle il va se livrer éperdument mais va toujours vivre cette relation à l’abri des regards afin de ne pas être renié du groupe.
Le film montre du sexe entre deux hommes mais aussi une véritable histoire d’amour qui ne peut être vécue à cause des règles instaurées par une religion ultra conservatrice.
Comme un amour perdu et qui ne devrait pas l’être avec une phrase qui m’a donner des frissons:
« Maintenant je vis, avant lui j’étais mort » prononce Aaron pour se justifier auprès de son supérieur dans la communauté.
Une histoire d’amour avortée à cause de l’emprise de la religion castratrice au quotidien empêchant d’aimer et de vivre sa vie en toute liberté.

Un film fort, poignant et émouvant. Une tragédie intelligente qui pousse à la réflexion: les différentes perceptions de l’homosexualité selon le contexte social, professionnel, religieux (…) et les « écarts de vies » entre les gays selon le cadre, le contexte… Un cinéma de qualité autant par le fond que par la forme (avec une façon de filmer exceptionnelle). Un film à ne rater sous aucun prétexte!