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[Fashion] My Heart Belongs to Da(n)dy…


Depuis toujours je cultive une certaine admiration pour cet homme hors du commun: le dandy.

Je vais tenter de vous le faire découvrir depuis ses origines jusqu’au Néo Dandy de nos jours. Flasback !

Ses origines remontent au 18ème, en Grande Bretagne. L’esprit dandy naquit avec un nouvel homme se voulant résolument élégant et raffiné pour s’élever au dessus du commun des mortels car le dandy exécra pour son peu de bon goût de la plèbe !

Le dandysme, plus qu’un courant fut une réelle doctrine pour une minorité se considérant comme une élite cultivant élégant, finesse et originalité et ce par le langage et surtout à travers la tenue vestimentaire. N’était pas dandy qui voulait !

Les Dandys d'Antan comme Brummel ou Wilde

Les premiers dandys notoirement connus furent Brummel et Wilde. Version française, le dandysme avait bel et bien traversé la manche. Baudelaire était le dandy à la française par excellence et le faisait bien savoir par ses écrits.

Il qualifie le dandysme comme étant « le dernier acte d’héroïsme » et dans « Mon cœur mis à nu », il va affirmer son besoin d’auto contemplation : « le dandy doit aspirer à être sublime, il doit vivre et dormir devant un  miroir » et va glorifier sa beauté : « Le dandysme est un soleil couchant, comme l’astre qui décline, il est superbe, sans chaleur et plein de mélancolie ».

Mais il y eut d’autres dandys célèbres comme Théophile Gautier ou Balzac par exemple.

Frederic Beigbeder: un dandy du nouveau millénaire?

Le dandysme va perdurer à travers le temps. Certes, le dandy a muté en un néo dandy avec des nouveaux codes pour un nouveau millénaire mais dans sa façon de penser, il garde beaucoup de son ancêtre qu’il vénère par dessus tout. Comme lui, sa principale volonté est de se démarquer des Autres et ce de par sa sophistication inégalable.

Très mondain et extrêmement à l’aise en société, il a un contrôle total sur son image et sait jouer l’indifférent comme le provocateur mais toujours dans la subtilité. Car la vulgarité, pour lui, est réservée exclusivement aux Autres.

Il refuse définitivement de s’inscrire dans un courant ou d’appartenir à des modes. Il vomit la tendance et préfère être créateur de sa propre mode qui n’appartient qu’à lui, originalité oblige. Il aime les personnages excentriques pour leur côté « hors du commun ».

A l’origine, le dandy ne travaillait pas et dénigrait le travail qu’il percevait comme une activité vile dédiée à la plèbe. Le néo dandy, quant à lui, se veut touche-à-tout et veut vivre mille et une vies passant d’artiste à taxidermiste car pour lui ses talents sont sans limite.

La parure pour un néo dandy

Parure pour néo dandy

Question mode, le raffinement est de mise, il préfère les costumes, les foulards mais reste prêt à tout expérimenter pour cultiver sa légendaire pointe d’originalité.

Il ne cache pas non plus son aversion pour le « no look » signe de manque de personnalité ou le fashionista qui n’a pour discussion que son apparence et n’est pas assez cultivé pour pouvoir soutenir une conversation autre.

Voilà un bref aperçu de ce qu’était le dandy d’hier et d’aujourd’hui :-)

FASHION AWARDS FALL/WINTER 2010 : FASHION TOPS & FASHION FLOPS!

Marc Jacobs NYC Fashion Awards 2009.

A l’heure où les soldes touchent à leur fin, il est grand temps de dresser un portait de la saison. Quels ont été les tops et les flops de la saison ? Qu’est-ce qui a fait un carton et qu’est-ce qui a fait un bide total? Verdict !

Pour bien finir et rester sur une note finale optimiste, commençons par les flops !

  • La scène mode a mis en avant des matières un peu rétro : vestes feutrés sur dans des tonalités de marine, pantalons velours côtelés redessinés et remis au goût du jour mais à l’évidence la tendance n’a pas pris… Et pour les soldes, sur ces pièces-là on avait l’embarras du choix et des rabais à -70% c’est un signe !Certainement que ces Messieurs avaient peur de sentir un peu trop la naphtaline des habits d’autrefois ressortis soudainement du placard !
  • Second flop plus modéré : le rouge. Eh oui, c’est une couleur qui était lancée comme le monochrome flashy pour contrebalancer la grisaille vestimentaire. Eh ben non ! La couleur n’a pas prise. Peu d’hommes ont affiché du rouge pour égayer leurs tenues. Carton rouge pour le rouge… Out !
  • Autre flop : les couvre-chefs. Présents dans de nombreux défilés et très stylés, ils venaient donner la touche en plus pour parfaire le style tout en protégeant du froid. Le flop total : c’était un défilé de bonnets basiques du style « je pars au ski » : grosse déception !
  • Le semi-flop est décerné aux boots qui ont eu un certain succès mais sans plus… On s’attendait à mieux… Les hommes ont été frileux et on juste enfilé des bottines classiques et bien rangées… Rien d’étonnant ni de détonant !

Assez parlé des déceptions de la saison, concentrons-nous à présent sur les hits mode, les must have, les pièces « in » bref les tendances qui ont été suivies.

Si trois mois devait décrire cette saison : basiques, gris & esprit Army. On en aurait presque fait le tour !

  • Success story avec le monochrome de la saison incontesté : le gris ! Présent sur tous les podiums, il s’est infiltré dans la street life de tous les jours. Porté en camaïeu, il permet des combinaisons à l’infini. Ca c’est la magie du gris, en plus de son côté intemporel. Le gris c’est l’autre noir de la saison, c’est certain !
  • Une autre couleur a la côte pour la deuxième année consécutive : le violet. Les hommes la plébiscite et les rayons en foisonnent ça tombe bien !
  • Par ailleurs, les basiques l’emportent ! On mise sur des classiques, des intemporels qui ne vieillissent pas. Potentiel mode assuré tout en restant dans la course d’une année sur l’autre. Je nomme par exemple le perfecto, le caban ou le trench. Ceci étant la doudoune version « city » a aussi fait une entrée fracassante cet hiver. Effet de mode ou nouveau basique indispensable ? Affaire à suivre !
  • Une tendance émergente prend de l’ampleur : le sport chic. Le jogging se pare de nouvelles matières et s’imposent en casual dans la vague du streetwear. On le couple avec des néo baskets de ville comme des Converses, des Redskins et autres sneakers. Au top, on opte pour une doudoune pour la caution mode ou un blouson, un manteau mais toujours sportwear ! On est sport même si on n’en fait pas, c’est tendance !
  • Mais LA tendance de cet hiver, si on devait décerner une palme, ce serait incontestablement l’esprit Army avec un revival de la veste militaire revisitée dans de nouvelles matières confortable comme le molleton et un nouveau style modernisé pour la rendre indispensable au quotidien. Bref, le militaire a pris du galon cette saison !

C’étaient les Fashion Awards Fall/Winter 2010!

[Fashion] PERFECTO!

Perfecto Jules collection automne/hiver 2009

Aujourd’hui plus besoin d’avoir l’air d’un rocker ou de rouler en Harley pour se parer d’un perfecto !
Mais avant de lancer la séquence mode, petit flash back indispensable sur son histoire !

Légendaire blouson en cuir, emblème des motards, des rockers puis des punks, il est devenu à nouveau le « it » mode au masculin en ce début de décennie.

A l’origine conçu pour protéger les motards, le premier modèle fut imaginé en 1915 avant d’être commercialisé en 1928. Reconnu pour sa ténacité de par son cuir imperméable et surtout indéchirable, c’était le « must have » de l’époque pour les bikers !

Son appellation provient des cigares fumés par le directeur de la société : les perfectos.

Le perfecto se popularise avec certains acteurs dans les années 60 comme Brando ou Dean et va vite devenir symbole d’une branchitude rebelle !

Plus tard, les rockers l’adoptent puis le mouvement punk va le customiser avec chaînes, clous et badges. Il va connaître une traversée du désert dans les années 2000, considéré comme un brin « has been » avant de réintégrer la fashion sphère en 2007 chez la femme puis chez homme les années suivantes.

Ultra « in » et d’ailleurs présents dans tous les fashion stores dignes de ce nom, il se décline en mille et une versions. Les créateurs rivalisent de créativité pour qu’il soit au top de la tendance et en faire un « it » mode de la saison. Il n’est plus seulement fait de cuir mais innove dans de nouvelles matières comme le jean, la toile ou le vinyle ! On est loin du perfecto d’origine mais l’essentiel c’est ce « revival » qui le remet au goût du jour.

A l’origine noir, il s’accommode à présent à toutes les teintes même si la version cuir noir reste en top list.
Exit l’esprit biker ou rocker, il est devenu l’ami de l’homme au quotidien de par son esprit easy living : confortable, pratique et protecteur contre le froid et l’humidité tout en gardant son potentiel mode !
Pour un look casual au quotidien, on le couple à un denim du plus basique ou plus fashion ou trash pour des looks éclectiques.

Le plus courant étant le trio gagnant perfecto/denim/sneakers, le tout noir sauf le jeans pour un look passe partout et pourtant hypra tendance.

Vous pouvez oser une version plus smart avec un pantalon city dans des teintes basiques et des derbys. Le perfecto apportera toujours ce brin de beau gossitude branchée un zeste rebelle, si ce n’est du moins en apparence !

Quoi qu’il en soit, croyez-moi, même après 80 ans d’existence, le perfecto n’a pas dit son dernier mot !