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[Culture Ciné] Dorian Gray

Extrait de:
http://www.scifi-universe.com/encyclopedie/film/19455-le-portrait-de-dorian-gray.htm

Réalisateur : Oliver PARKER
Scénariste : Toby FINLAY
D’après une histoire originale de : Oscar WILDE
Avec : Maryam D’ABO (Gladys), Ben BARNES (Dorian Gray), Colin FIRTH (Lord Henry Wotton), Rebecca HALL (Emily Wotton), Rachel HURD-WOOD (Sybil Vane), Emilia FOX (Lady Victoria Wotton), Ben CHAPLIN (Basil Hallward), Fiona SHAW (Agatha)

SYNOPSIS

Le jeune Dorian Gray accepte d’être le modèle du célèbre peintre Lord Henry Wotton. Celui-ci persuade le jeune homme de vendre son âme en échange d’une jeunesse éternelle. Dorian Gray ne vieillit plus, et ne souffre plus des affres du temps, mais le tableau le représentant révèle progressivement sa véritable nature…

MON AVIS

Fidèle à l’œuvre originale du maître Wilde que je vénère, cette adaptation  est plutôt réussie et remise au goût du jour avec un Colin Firth excellent dans son  rôle du tentateur Lord Henry. Un film qui prouve un fois de plus que le roman le plus connu de l’auteur, comme son protagoniste Dorian, ne vieillit pas. Un chef d’œuvre à lire et/ou à voir absolument pour ceux qui l’ignore encore, à tort bien évidemment!

[Fashion] My Heart Belongs to Da(n)dy…


Depuis toujours je cultive une certaine admiration pour cet homme hors du commun: le dandy.

Je vais tenter de vous le faire découvrir depuis ses origines jusqu’au Néo Dandy de nos jours. Flasback !

Ses origines remontent au 18ème, en Grande Bretagne. L’esprit dandy naquit avec un nouvel homme se voulant résolument élégant et raffiné pour s’élever au dessus du commun des mortels car le dandy exécra pour son peu de bon goût de la plèbe !

Le dandysme, plus qu’un courant fut une réelle doctrine pour une minorité se considérant comme une élite cultivant élégant, finesse et originalité et ce par le langage et surtout à travers la tenue vestimentaire. N’était pas dandy qui voulait !

Les Dandys d'Antan comme Brummel ou Wilde

Les premiers dandys notoirement connus furent Brummel et Wilde. Version française, le dandysme avait bel et bien traversé la manche. Baudelaire était le dandy à la française par excellence et le faisait bien savoir par ses écrits.

Il qualifie le dandysme comme étant « le dernier acte d’héroïsme » et dans « Mon cœur mis à nu », il va affirmer son besoin d’auto contemplation : « le dandy doit aspirer à être sublime, il doit vivre et dormir devant un  miroir » et va glorifier sa beauté : « Le dandysme est un soleil couchant, comme l’astre qui décline, il est superbe, sans chaleur et plein de mélancolie ».

Mais il y eut d’autres dandys célèbres comme Théophile Gautier ou Balzac par exemple.

Frederic Beigbeder: un dandy du nouveau millénaire?

Le dandysme va perdurer à travers le temps. Certes, le dandy a muté en un néo dandy avec des nouveaux codes pour un nouveau millénaire mais dans sa façon de penser, il garde beaucoup de son ancêtre qu’il vénère par dessus tout. Comme lui, sa principale volonté est de se démarquer des Autres et ce de par sa sophistication inégalable.

Très mondain et extrêmement à l’aise en société, il a un contrôle total sur son image et sait jouer l’indifférent comme le provocateur mais toujours dans la subtilité. Car la vulgarité, pour lui, est réservée exclusivement aux Autres.

Il refuse définitivement de s’inscrire dans un courant ou d’appartenir à des modes. Il vomit la tendance et préfère être créateur de sa propre mode qui n’appartient qu’à lui, originalité oblige. Il aime les personnages excentriques pour leur côté « hors du commun ».

A l’origine, le dandy ne travaillait pas et dénigrait le travail qu’il percevait comme une activité vile dédiée à la plèbe. Le néo dandy, quant à lui, se veut touche-à-tout et veut vivre mille et une vies passant d’artiste à taxidermiste car pour lui ses talents sont sans limite.

La parure pour un néo dandy

Parure pour néo dandy

Question mode, le raffinement est de mise, il préfère les costumes, les foulards mais reste prêt à tout expérimenter pour cultiver sa légendaire pointe d’originalité.

Il ne cache pas non plus son aversion pour le « no look » signe de manque de personnalité ou le fashionista qui n’a pour discussion que son apparence et n’est pas assez cultivé pour pouvoir soutenir une conversation autre.

Voilà un bref aperçu de ce qu’était le dandy d’hier et d’aujourd’hui :-)